Chaque projet commence par un appel découverte, pour papoter de tes besoins et de ce qui t’amène à vouloir changer ton identité visuelle. Souvent, c’est que ça ne te correspond plus, que tu as envie de renouveau…
Et puis il y a eu Camille.
La première fois que je lui ai parlé, elle m’a dit : “Je crois que mon entreprise va bientôt être remplacée par l’IA.” et mon cœur s’est brisé mille fois.
La situation des traductrices contre l’intelligence artificielle
Alors qu’on parle, Camille m’a expliqué que la montée de l’IA, son faible coût et sa rapidité en font une solution de choix pour les entreprises qui n’ont pas de race et autant d’éthique qu’une vieille chaussette certaines entreprises. Alors que jusque là, elle avait toujours trouvé facilement des contrats et n’avait jamais eu peur pour son travail, Camille s’est soudain retrouvée face à une réalité incertaine au mieux (et carrément pourrie au pire).
Plutôt que de baisser les bras, elle a décidé de faire barrage et de trouver des solutions pour donner un second souffle à son entreprise. Et sa première idée a été de se créer un site. Sauf que malheureusement pour elle, elle est tombée sur Marie Rouquette, qui fait partie de ces femmes fabuleuses qui savent qu’un travail de qualité ne se fait qu’avec des éléments de qualité… et qui lui a donc gentiment fait comprendre que sans identité visuelle, pas de site.
D’où notre visio, un 15 janvier à 11h.
Ce que tu penses vouloir… Et ce qui t’aide vraiment.
Souvent, il y a ce qu’on pense vouloir, et ce dont on a vraiment besoin. Je te donne un exemple nul mais tu vas voir :
« Tu as une fissure sur ton mur qui te gonfle. Tu appelles donc une artisane pour qu’elle te rebouche ça fissa, histoire que tu puisses de nouveau vivre sereinement dans ta maison. Sauf qu’en arrivant, elle regarde… Et se rend compte que tu as d’énormes problèmes de fondations.
Alors oui, toi tu partais pour simplement lisser une fissure et tu te retrouves face à un énorme chantier. Pas fun, et la facture est pas la même. Mais à ce moment-là, tu as le choix : est-ce que tu préfères coller un pansement et prier, ou tu préfères sécuriser ta maison pour qu’elle dure ultra longtemps ? »
Globalement, c’est un peu ce qui s’est passé pour Camille. Elle voulait simplement une identité visuelle pour faire son site - et elle aurait carrément pu choisir une de mes identités visuelles petit budget pour le faire.
Malheureusement pour elle, après Marie, elle est tombée sur moi. Et plus je l’écoutais parler, plus je voyais qu’un travail de stratégie était nécessaire.
En quoi la stratégie t’aide à redresser ton entreprise ?
Ca pourrait être un article tout entier, mais je vais te faire la version courte (Margaux’s Version quand même, fais toi un thé).
La stratégie va venir poser les bases sur les 4 piliers majeurs de ton entreprise :
→ fondations
→ cible
→ concurrence
→ personnalité
C’est un gros travail de recherches et d’analyses qui te permet de permet de : voir tes faiblesses / voir tes forces / améliorer et remettre à niveau ton entreprise et ses process / savoir comment te distinguer et communiquer efficacement.
La logique derrière ce travail est assez simple : si tu sais pas pourquoi te choisir TOI et ce qui te rend unique, les gens ne le saurons pas non plus.
Dans le cas de Camille, la stratégie était nécessaire non seulement pour valoriser son travail de traductrice et mettre à la porte l’IA, mais aussi pour lui redonner une vision plus douce et et confiante en son travail.
Traductrice (+ graphiste) vs IA = une bataille gagnée d’avance
En vrai, si on réfléchi plus de trois secondes avec minimum deux neurones, on se rend compte que travailler avec une traductrice est forcément mieux qu’une IA. Le coût environnemental est bien moindre, on participe à faire vivre quelqu’un, et si on ne parle que du travail propre, la traduction est forcément plus fine et plus humaine qu’une intelligence artificielle qui ratera à coup sur tous les éléments linguistiques, humoristiques et culturels qui font la beauté d’un texte.
Sauf que pas tout le monde réfléchit..Donc mon travail a été de représenter tout ça ET de faire sortir Camille du lot des autres traducteurs. Bah oui parce qu’il n’y a pas QUE l’IA dans l’affaire !
Et pour ça, on a papoté.
Elle a écrit (beaucoup) pour répondre à toutes les questions que j’avais.
On a cherché, creusé, pesé le pour et le contre, et questionné.
Surtout, j’ai lu entre les lignes.
Et j’ai créé non pas ce que Camille me disait d’elle et de son entreprise, mais ce que j’ai vu.
J’ai travaillé la douceur de sa personne.
J’ai inclu sa résilience, ses espoirs, son travail, sa précision.
J’ai ajouté les milliers de détails qui la rendent unique.
Et j’ai laissé la magie opérer.
On a établi sa stratégie, pour la guider, la rassurer et lui donner une direction nouvelle. J’ai créé une identité visuelle aussi délicate et humaine qu’elle. Un monogramme tout en courbes, un logo tout délicat, et un univers doux et agréable. Le tout, profondément humain, et portant au devant de la scène la qualité de ce qu’elle fait.
Wait - en quoi ça a aidé son entreprise ?!
Si tu veux des résultats concrets :
→ Elle a décroché de nouveaux contrats
→ Elle a pu mettre fin à une collaboration qui ne collait plus à ses valeurs
→ Elle a osé démarcher en se sentant à sa place et en confiance
→ Et elle a trouvé sa place, sa voix, et son équilibre.
C’est pas de la magie, ou la chance d’une fois. Travailler son identité visuelle, sa stratégie, c’est travailler qui on est au fond. C’est apprendre à assumer tout ce en quoi on est excellente. C’est se percevoir au travers des yeux de quelqu’un d’autre, et se voir avec plus de douceur et de fierté.
Et quand on repart avec tout ça, en plus d’un vrai travail visuel et stratégique… On est forcément plus forte. Parce qu’au delà d’y croire, on sait exactement sur quels leviers appuyer, à qui parler, et comment. Et derrière, on a l’image qui porte notre message.
Parfois, on a besoin de poser les choses à plat et faire un vrai constat. Donner un coup de balai sur l’ancien pour (re)lancer son activité, et (re)partir - pas tout à fait de zéro, mais sur d’autres bases. Plus solides, plus alignées.
Personne ne peut dire si le métier de traductrice va disparaître. Mais la même chose est vraie pour des milliers de métiers du mot. Correctrices, relectrices, écrivaines, copywriteures, rédactrices… même pour moi, graphiste, la question se pose.
Personnellement, je suis intimement convaincue qu’il y aura toujours des gens pour qui l’humain n’a pas de prix. Il y aura toujours des clientes qui préfèreront travailler avec nous, pour ce que leur apporte la collaboration en plus de “juste les livrables”. Et en attendant de savoir si on devient obsolètes, on peut s’armer à notre façon. En assumant qui on est, en ne se cachant pas derrière des doutes, et en affirmant haut et fort à quel point on est fucking extraordinaires, toutes à notre façon.
Et oui, pour moi, ça passe par avoir un univers visuel à la hauteur de qui on est.
Parfois, le plus grand acte de rébellion qu’on peut faire, c’est d’être unapologetically soi-même. Et la bonne nouvelle de ça, c’est que si tu n’es pas sûre de comment faire ça, je peux t’aider. On s’y met ?

